














Chaque année, la Belgique connaît deux périodes de soldes d'un mois, dont les dates sont fixées par la loi. Elles commencent en principe le 3 janvier et le 1er juillet, mais la date de début est avancée d'un jour lorsqu'elle tombe un dimanche. C'est précisément le cas cette année : le 3 janvier 2027 étant un dimanche, les soldes d'hiver démarrent le samedi 2 janvier.
Ces dates valent aussi pour les boutiques en ligne : il n'existe pas de réglementation distincte pour l'e-commerce. La date de fin, elle, ne bouge jamais : les soldes se terminent toujours le 31 janvier et le 31 juillet.
Les soldes d'hiver se tiennent en janvier, juste après les congés de Noël. Elles permettent aux commerçants d'écouler les articles invendus pendant les fêtes et de libérer la place pour les nouvelles collections, ce qui explique que les démarques y soient souvent plus fortes sur les collections de saison.
En été, le principe est le même sur tout le mois de juillet. La période coïncide avec le début des vacances scolaires, ce qui en fait le moment le plus favorable pour équiper toute la famille avant les départs.
Les règles applicables aux soldes figurent dans le livre VI du code de droit économique. On y retrouve notamment :
Autrement dit, un commerçant ne peut pas gonfler ses prix quelques jours avant les soldes pour afficher ensuite une remise plus spectaculaire : c'est exactement ce que cette règle des 30 jours empêche.
Le mois qui précède les soldes est appelé « période d'attente ». Durant cette période, les commerçants de trois secteurs seulement - l'habillement, la maroquinerie et les chaussures - ne peuvent pas annoncer de réductions de prix. Les autres secteurs ne sont pas concernés. L'objectif est d'éviter que certaines enseignes ne prennent de l'avance sur les soldes et ne faussent la concurrence.
Oui, hors des trois secteurs concernés par la période d'attente, les promotions restent possibles toute l'année. Le mois de novembre concentre les plus fortes remises avec le Black Friday, et d'autres rendez-vous jalonnent le calendrier : la Saint-Valentin, la fête des mères, la rentrée des classes.
Il est tentant d'acheter dès le coup de cœur en vitrine, mais lorsque la période des soldes approche, quelques semaines de patience suffisent souvent à retrouver le même article nettement moins cher.
Attendre les soldes est aussi une façon de mieux piloter ses achats. Plutôt que de céder à l'impulsion, on constitue une liste de souhaits que l'on ajuste au fil des semaines, et sur laquelle on s'appuie le jour venu pour rester concentré sur l'essentiel. C'est également le moment de relever les prix habituels des articles visés : c'est le seul moyen de juger si une démarque est réellement intéressante.
Certains préfèrent s'en tenir à l'écart, souvent pour des raisons éthiques. L'argument avancé par les défenseurs du commerce de proximité est que les soldes, très compétitives, favorisent les grands groupes : les boutiques indépendantes disposent de marges plus étroites et suivent difficilement les démarques des grandes enseignes. Certaines choisissent d'ailleurs de ne pas participer du tout, et s'appuient sur une clientèle fidèle qui continue d'acheter hors promotions.
D'autres ont des motifs plus pratiques : les soldes attirent les foules. Bouchons, parkings saturés, files devant les cabines d'essayage - beaucoup préfèrent acheter en dehors de cette période, quitte à payer un peu plus cher.
C'est la période idéale si vous cherchez un article précis. Le stock est encore complet, ce qui compte particulièrement pour les vêtements et les chaussures : les tailles courantes partent très vite.
Vers le milieu du mois, la plupart des enseignes appliquent une seconde baisse de prix. C'est le bon compromis entre le choix, encore correct, et le niveau de remise, déjà nettement plus élevé qu'à l'ouverture.
C'est là que les réductions sont les plus fortes, les marques cherchant à écouler leurs stocks avant la fin officielle. En contrepartie, le choix est réduit : c'est la période à privilégier si vous n'avez pas d'article précis en tête et que vous cherchez avant tout la bonne affaire.
Certaines villes sont bien connues des amateurs de shopping pour leurs artères commerçantes et la densité de leurs enseignes. Si vous ne trouvez pas votre bonheur près de chez vous, voici trois destinations à considérer.
Bruxelles reste le centre du shopping en Belgique. La rue Neuve concentre les boutiques de mode, d'électronique et de beauté, avec le City 2, deuxième plus grand centre commercial du pays, installé au milieu de l'artère.
Anvers accueille plusieurs centres commerciaux, dont le Stadsfeestzaal et le Grand Bazar, en plus de ses quartiers dédiés à la mode. Le Meir est la deuxième rue commerçante du pays après la rue Neuve : la ville n'a rien à envier à la capitale pendant les soldes.
Maasmechelen est une commune du Limbourg, à la frontière néerlandaise. Elle est surtout connue pour le Maasmechelen Village, un centre outlet en plein air qui réunit des marques internationales, dont plusieurs griffes de luxe. Sa particularité : les prix y sont dégriffés toute l'année, indépendamment des périodes légales de soldes. C'est donc une destination intéressante aussi bien pendant les soldes qu'en dehors, notamment durant la période d'attente où les annonces de réductions sont limitées dans la mode et la chaussure.
La loi belge prévoit que les soldes ne débutent jamais un dimanche : lorsque le 3 janvier ou le 1er juillet tombe ce jour-là, l'ouverture est avancée à la veille. C'est ce qui explique que la date varie légèrement d'une année à l'autre.
La raison est pratique. Les enseignes marquent le premier jour des soldes par leurs offres les plus agressives, or le dimanche la plupart des magasins sont fermés ou n'ouvrent que le matin. En 2027, le 3 janvier tombant un dimanche, les soldes d'hiver démarrent donc le samedi 2 janvier.